Respirons !

Respirons

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’assister à une rencontre avec Nicole Bordeleau venue présenter son dernier livre publié aux éditions du Nil : Respirons, un souffle profond peut tout changer !

Encore peu connue en France, Nicole Bordeleau est une référence dans le domaine du bien-être au Canada. Maître yoga et professeure de méditation, elle a passé plus de vingt ans à étudier et à pratiquer des disciplines telles que le hatha-yoga (les postures du yoga), le pranayama (l’art du souffle), la méditation et le qi gong. Auteur et intervenante, Nicole Bordeleau est aussi la co-fondatrice du centre YogaMonde.

Dans Respirons, un souffle profond peut tout changer !, elle raconte son parcours. De sa naissance dans le grand Nord à son combat contre l’hépatite C, en passant par ses études de yoga. « Je crois que le fait de partager avec vous mon parcours personnel vous aidera à mieux comprendre comment j’en suis venue à m’intéresser à l’art du souffle et à m’y consacrer passionnément, jusqu’à en faire ma mission de vie », indique-t-elle.

Le souffle, ce cadeau inouï

Pendant une heure, Nicole Bordeleau est ainsi revenue sur la genèse de son livre, sur la dimension sacrée du souffle car comme elle aime à le rappeler : « Le souffle est un cadeau qui peut nous être retiré à tout instant ». D’ailleurs, pour les yogis, chacun d’entre nous a un nombre de souffles donné. « Si on ne peut pas en obtenir davantage on peut, en revanche, les allonger et les approfondir. En d’autres termes, respirer de manière superficielle revient à vivre de manière superficielle », assure-t-elle. Respirer en conscience, c’est très bien, mais pour quels effets ?  « On devient plus présent, plus attentif à son corps, à sa manière de penser, à ses émotions, à ses relations avec les autres et avec le monde qui nous entoure. Respirer de tout son être nous énergise physiquement, nous régénère émotionnellement et nous incite à explorer le sens plus profond de l’existence ».

Dans Respirons, un souffle profond peut tout changer !, Nicole Bordeleau nous explique pas à pas comment être plus à l’écoute de notre respiration, à travers son expérience et des exercices simples, elle nous montre aussi combien donner plus de place à son souffle est à la portée de tous et procure un bien-être immédiat !

Respirons, un souffle profond peut tout changer !, Nicole Bordeleau, éd. Nil, 176 p., 18,90 €

Exercice : Accroître son énergie vitale 

« Pour optimiser les bienfaits de cet exercice, je vous recommande de le pratiquer l’estomac quasi vide. Le matin au lever ou le soir avant le coucher serait le moment idéal.

– Commençons avec l’observation de la relation entre le souffle et le positionnement du corps. Peu importe où vous êtes pour l’instant, ne changez rien à votre posture et focalisez-vous simplement sur votre respiration. Vous semble-t-elle circuler librement ? En éprouvez-vous une sensation agréable, neutre ou désagréable ? Votre souffle vous semble-t-il court ou long ?

– Maintenant, découvrons ensemble l’importance de la verticalité de la posture dans la respiration. Que vous soyez assis ou debout, assurez-vous que vos pieds sont bien à plat au sol, que votre dos est droit, que vos épaules sont détendues et que votre colonne vertébrale est déployée, et ce, de la base du coccyx jusqu’au sommet de votre tête. Ressentez-vous la différence dans votre manière de respirer ?

– A présent que vous avez adopté une posture extérieure verticale qui permet à la respiration de bien circuler, l’étape prochaine pour absorber l’énergie vitale du souffle consiste à trouver le juste équilibre entre la fluidité du souffle qui s’écoule vers le bas-ventre et l’immobilité de la posture. Vous devriez y parvenir aisément en relâchant toute tension dans le bas-ventre mais sans abandonner votre corps à la gravité, c’est-à-dire sans vous avachir.

– Ce mouvement de libération des tensions dans le bas-ventre accroît grandement votre capacité à absorber toutes les énergies contenues dans votre souffle. C’est en libérant le bas-ventre de toutes les tensions qu’on arrive à cultiver un sentiment d’enracinement en soi-même. En effet, cet abandon de notre résistance intérieure fait fondre la rigidité de la posture. Ainsi, la personne qui est pleinement ancrée dans son hara, son bas-ventre, disent les maîtres zen, possède une force intérieure et une stabilité mentale étonnantes. »

Pour aller plus loin : www.nicolebordeleau.com

Photo : DR

 

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