Vos pensées ne vous définissent pas

« Vos pensées ne vous définissent pas », cette phrase plutôt courante dans le développement personnel, je l’ai entendu des dizaines de fois. Pourtant, plus je l’entendais ou la lisais et plus elle me paraissait opaque et n’avait aucun sens pour moi.

La première fois que j’ai lu cette phrase c’était dans l’ouvrage de Byron Katie : Aimer ce qui est. Dans ce livre, l’auteur nous apprend à nous détacher de nos pensées et à examiner si elles sont vraies ou si ce sont des histoires que nous nous racontons.

Nous sommes tous, plus ou moins, en prise avec de fausses croyances, des pensées qui tournent en boucle dans notre tête et nous désservent. Dans ces cas-là, ma meilleure parade a toujours été l’action ; ce qui n’est pas en soi une solution puisque les pensées sont toujours là et reviennent à un moment ou un autre à moins, bien sûr, que l’action en question combatte les dites pensées.

Le non-jugement de soi et des autres

Ces derniers jours, lors d’une séance de coaching pour entrepreneurs, cette phrase est revenue « Vos pensées ne vous définissent pas ». Sur le moment, je me suis dit : « allez, ça y est, nous revoilà parti avec ce bon vieux concept ». Et puis, dans la seconde qui a suivi, j’ai décidé d’appliquer cette phrase au pied de la lettre, histoire de voir… J’ai pris une de mes pensées, de celles dont on se passerait bien, en me disant « ok, elle ne me définit pas, elle n’est pas moi » et là, la pensée a été détruite en un rien de temps tel du verre qui volerait en éclat.

Vous savez, ce moment où vous vous mettez à intégrer les choses, à les comprendre à un autre niveau pour pleinement les incarner. Pour moi, il a suffit de passer au stade suivant, à celui de l’expérimentation. Prenons un exemple, vous pensez à quelque chose de triste ou à quelqu’un envers qui vous avez de la rancœur. Ce n’est pas parce que vous avez des idées noires ou des pensées peu sympathiques vis à vis de quelqu’un que vous êtes une personne triste ou antipathique.

Ces pensées ne font que passer, vous n’êtes pas marié avec elle, vous pouvez toujours vous en séparer si elles ne vous conviennent pas. Vos pensées sont issues du mental, pas de ce qui vous constitue, elles ne sont pas vous. Revenir toujours à l’amour de soi et des autres, en ne se jugeant pas trop dur et en ne jugeant pas autrui car chacun fait bel et bien de son mieux, voilà ce qui me semble être une des clés. En tous cas, c’est une voie à explorer.

Pour aller plus loin : Aimer ce qui est, Byron Katie, 303 p., éd. Synchronique, 20 euros.

Crédit photo : Jonathan Borba

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